Une ambition ferroviaire historique

<< Retour

Le 7 avril 2014, l’inauguration à Niamey de la toute première gare ferroviaire de l’histoire du Niger a mis fin à 80 ans d’attente dans le pays.

Grâce à elle, c’est également la première pierre nigérienne qui a été posée dans le cadre de l’ambitieux projet de boucle ferroviaire de l’Afrique de l’Ouest qui doit relier les capitales politiques et économiques Abidjan, Ouagadougou, Niamey, Cotonou et Lomé, soit plus de 2700 km de rails.

ART2

Pour célébrer cet événement, Mahamadou Issoufou, le président nigérien, était présent avec, à ses côtés, son homologue du Bénin, Thomas Boni Yayi, et du Togo, Faure Gnassingbé, ainsi que Vincent Bolloré, président du Groupe Bolloré implanté au Niger dès 1962 et partenaire stratégique de ce projet de grande envergure.

Pour comprendre l’enthousiasme soulevé par cette journée historique, un rapide retour en arrière s’impose. C’est au début du XXème que pour la première fois est envisagé la construction d’un chemin de fer partant de Côte d’Ivoire et devant relier le Niger.

La construction d’un premier tronçon Côte d’Ivoire-Burkina Faso lancée en 1903, partira d’Abidjan pour rejoindre Ouagadougou, mais s’arrêtera à 500km du Niger.

Un autre tronçon, prévu entre Cotonou et Niamey, initié quelques années plus tard en 1910, ira jusqu’à Parakou, au Bénin mais n’atteindra jamais le Niger. Aujourd’hui, au-delà du symbole, relancer le projet Cotonou-Niamey (avec l’inauguration de la gare de Dosso, le 18 décembre 2014) c’est rendre possible la réalisation de cette ligne de chemin de fer très importante pour le développement et la croissance du Niger.

Cette ligne de chemin de fer va permettre, entre autres, le désenclavement du pays grâce à l’accès à la mer, à travers la connexion à la grande boucle ferroviaire.

C’est donc l’une des plus belles pages de son aventure industrielle et humaine que le Niger a commencé d’écrire au printemps dernier.

PARTAGER